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Samourai Wallet dépose une requête en rejet de l’affaire du DOJ, invoquant les directives de FinCEN.

Les développeurs affirment que Samourai Wallet n'a jamais géré de fonds utilisateurs et ne devrait pas être considéré comme une institution financière.

Mise à jour 30 mai 2025, 5:33 p.m. Publié 30 mai 2025, 8:44 a.m. Traduit par IA
Statue of a samurai on horseback (Ryunosuke Kikuno/Unsplash)
(Ryunosuke Kikuno/Unsplash)

Ce qu'il:

  • La défense de Samourai Wallet a demandé le rejet de l’affaire du DOJ car elle rompt avec la politique du Département du Trésor et pénalise les logiciels open source.
  • La distinction porte sur les services de garde et non de garde, Samourai Wallet affirmant qu’elle n’a jamais géré les fonds des utilisateurs et ne devrait donc pas être considérée comme un transmetteur de fonds.
  • Les accusations du DOJ représentent une rupture sans précédent avec les directives de FinCEN, qui stipulaient que les fournisseurs de logiciels anonymisants ne sont pas soumis aux règles des transmetteurs de fonds, a argumenté la défense.

Les cofondateurs de l'application de confidentialité Bitcoin Samourai Wallet ont contesté les accusations pénales formulées par le gouvernement américain, soutenant dans un nouveau document judiciaire que le dossier du ministère de la Justice devrait être rejeté car il rompt avec des années de politique du Trésor et menace de criminaliser les logiciels open-source.

Keonne Rodriguez et William Hill, inculpés pour exploitation d'une entreprise de transmission d'argent sans licence et complot en vue de blanchiment d'argent, ont déposé une requête conjointe demandant à un juge fédéral de Manhattan de rejeter l'acte d'accusation.

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Les avocats des deux hommes affirment que Samourai Wallet n’a jamais géré les fonds des utilisateurs et ne doit pas être considérée comme une institution financière ni un transmetteur d’argent au regard de la loi fédérale.

Au cœur du différend se trouve la distinction entre les services de garde, qui prennent le contrôle des actifs des clients, et les outils non-custodiaux comme Samourai, qui aident simplement les utilisateurs à obscurcir les transactions sur blockchain à l'aide d'une méthode appelée CoinJoin.

Selon la requête, les utilisateurs de Samourai conservaient toujours le contrôle de leur crypto et l’application se contentait de coordonner des transactions améliorant la confidentialité entre eux.

La défense des développeurs a cité les directives de longue date du Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN) du département du Trésor, selon lesquelles les fournisseurs de logiciels anonymisants ne sont pas soumis aux règles applicables aux transmetteurs d’argent.

« FinCEN n’a jamais soutenu qu’il s’agissait d’une entreprise de transmission d’argent devant être agréée. Au contraire, FinCEN a constamment conseillé que les entreprises et applications logicielles qui ne « reçoivent » ni ne « transmettent » de fonds ne sont pas des entreprises de transmission d’argent », indique le document.

La défense soutient que les accusations du ministère de la Justice marquent une rupture nette et sans précédent avec cette interprétation « dans une apparente lutte de pouvoir réglementaire avec FinCEN ».

Selon eux, la conduite du DOJ est comparable à « accuser un fabricant de pelles parce qu’il pourrait savoir que des meurtriers utilisent des pelles pour enterrer des victimes » ou « accuser un fabricant de téléphones prépayés parce qu’il pourrait savoir que certains clients les utilisent pour faciliter des crimes liés à la drogue ».

Dans la requête, les avocats ont mis en garde contre le fait que la théorie du DOJ pourrait impliquer un large éventail de développeurs créant des outils de confidentialité.

Plusieurs groupes de défense des cryptomonnaies, dont Coin Center et le DeFi Education Fund, ont manifesté leur intérêt pour déposer des mémoires amicus curiae en soutien à la requête, avertissant que l’affaire pourrait freiner l’innovation et porter atteinte aux libertés civiles si elle était autorisée à se poursuivre.

L’audience est prévue pour le 22 juillet.

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