Powell sous la menace du DOJ : Trump accentue la pression sur les taux d’intérêt

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Dimanche 11 janvier 2026, Jerome Powell a affirmé que le Department of Justice (DOJ) avait adressé des assignations à comparaître à la Réserve fédérale et brandi la menace d’une inculpation pénale. En toile de fond, un dossier explosif : la rénovation du siège de la Fed, chiffrée à 2,5 milliards de dollars, et une bataille politique qui touche au cœur de la crédibilité monétaire américaine.

Au-delà de l’affaire, une question domine : l’exécutif tente-t-il de peser sur les taux directeurs à l’approche de décisions clés ?

Une enquête inédite qui vise la Fed et un coût de 2,5 milliards en ligne de mire

Le point de départ est technique, presque bureaucratique : des travaux immobiliers, des marchés publics, des coûts qui dérapent. Mais la procédure décrite par Powell change d’échelle : des assignations et la perspective d’une mise en cause pénale de la première institution monétaire du pays. Pour les investisseurs, le signal est clair : le risque n’est pas seulement juridique, il devient institutionnel.

Selon les éléments publiés dans la presse anglophone, la justice s’intéresserait notamment à une audition au Congrèsau cours de l’été dernier, dans laquelle Powell avait évoqué la rénovation des bâtiments de la Fed. L’enjeu est double : d’un côté, déterminer s’il existe une infraction liée à la gestion des fonds publics, de l’autre, mesurer l’impact d’une enquête qui touche directement l’architecture d’indépendance de la banque centrale.

Sur les marchés de taux, la Fed se trouve déjà dans une phase délicate. Le taux des fed funds évolue actuellement dans une fourchette 3,50 %–3,75 % (avec un taux effectif observé autour de 3,64 % début janvier). Autrement dit, la banque centrale a déjà baissé depuis ses sommets, mais elle reste en territoire restrictif. Dans ce contexte, toute fragilisation politique de l’institution peut faire bouger les anticipations, et donc les rendements obligataires.

Trump, la Maison-Blanche et la bataille de l’« indépendance » monétaire

Jerome Powell présente l’épisode comme une tentative de pression sur la politique monétaire. Dans les faits, la tension entre Donald Trump et la Fed n’est pas nouvelle : le président réclame depuis des mois des baisses de taux plus rapides, afin de soutenir la croissance et d’alléger le coût du crédit, des ménages aux entreprises.

Le calendrier renforce la nervosité. La prochaine réunion du FOMC est prévue les 27–28 janvier 2026, avec conférence de presse le 28 janvier. À deux semaines d’une échéance aussi suivie, l’irruption du DOJ dans la séquence ressemble à une grenade dégoupillée : même si la Fed vote en comité, la perception d’une influence politique suffit parfois à tendre les conditions financières (hausse des primes de risque, dollar plus volatile, courbe des taux qui se déforme).

L’autre variable est personnelle : le mandat de Powell à la présidence de la Fed arrive à son terme en mai 2026, même s’il peut rester gouverneur jusqu’en 2028. Ce chevauchement ouvre une période de spéculations sur sa succession, et donc sur l’orientation future des taux. Si l’exécutif cherche à « reprendre la main », la crédibilité anti-inflation de la Fed pourrait être testée, avec un effet direct sur le coût de financement de l’État américain.

Marchés, dollar et cryptomonnaies : pourquoi Bitcoin scrute Washington

Les premières réactions confirment que l’affaire dépasse un simple fait divers administratif. Certains actifs refuge ont accéléré, l’or ayant touché un record évoqué autour de 4 600 $ l’once dans les heures suivant les révélations. Dans le même temps, le dollar et les actions ont montré des signes de fébrilité, reflet d’un risque politique qui se propage aux prix d’actifs.

Côté crypto, la lecture est ambivalente. À court terme, l’incertitude institutionnelle peut renforcer la demande de diversification, notamment vers Bitcoin, qui évoluait autour de 90 000 $ en séance. Mais l’autre face du miroir est monétaire : si la pression politique mène à des baisses de taux plus rapides, cela peut soutenir les actifs risqués (tech, crypto) via l’assouplissement des conditions financières.

À l’inverse, si la crise de confiance provoque une hausse des primes de risque et des tensions sur les taux longs, la volatilité pourrait grimper sur l’ensemble du marché crypto, y compris Ethereum et les altcoins.

En clair, l’épisode DOJ–Powell cristallise une peur ancienne : celle d’une banque centrale perçue comme moins indépendante. Or, dans un monde où le prix des cryptomonnaies réagit au dollar, aux rendements US et aux anticipations de liquidité, chaque attaque contre la stabilité institutionnelle américaine devient un catalyseur potentiel.


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