Trump dévoile des tarifs douaniers contre l’Europe : quel danger pour les cryptos ?

En plein regain de tensions transatlantiques, Donald Trump a annoncé une nouvelle salve de tarifs douaniers visant plusieurs pays européens. Le calendrier est précis : 10 % de droits à partir du 1er février 2026, avec une montée possible jusqu’à 25 % au 1er juin 2026 si le bras de fer se prolonge. Dans la foulée, l’Europe prépare déjà des contre-mesures.
Pour les cryptomonnaies, l’enjeu dépasse le simple bruit politique : une guerre commerciale rebat les cartes de la liquidité, du dollar, et de l’appétit pour le risque, trois variables qui pilotent souvent les mouvements de Bitcoin.
Un choc macroéconomique qui pourrait apporter son lot de volatilité
Première menace, le réflexe « risk-off ». Quand les marchés anticipent une escalade commerciale, les investisseurs réduisent l’exposition aux actifs jugés risqués. Les actions européennes ont nettement reculé ce début de semaine, pendant que les valeurs refuge restent privilégiées. Dans ce type de séquence, les marchés crypto ont tendance à amplifier les mouvements, car l’effet de levier et la liquidité accélèrent les variations.
Le deuxième point, c’est l’inflation importée et la politique monétaire. Les droits de douane annoncés par Trump, sur des volumes significatifs, se répercutent mécaniquement sur certains prix.

Or, si les anticipations d’inflation remontent, les taux réels peuvent rester élevés plus longtemps, ce qui pèse sur les actifs dont la valorisation dépend d’une abondance de liquidité. La crypto n’échappe pas à cette logique : Bitcoin se comporte fréquemment comme un actif majeur lorsque le coût du capital se durcit.
Enfin, il faut surveiller le dollar et les flux globaux. Un conflit commercial peut provoquer des mouvements rapides sur les devises, avec des arbitrages vers le billet vert ou, au contraire, des à-coups liés au doute sur la croissance américaine. Dans les deux cas, la conséquence est la même pour les cryptos : plus d’incertitude, donc plus de volatilité, et des séances où la corrélation avec les marchés traditionnels remonte.
Le risque politique se mondialise avec une riposte européenne
L’Europe ne veut pas laisser passer ce qui se passe. Des discussions portent sur une riposte pouvant atteindre 93 milliards d’euros (environ 108 milliards de dollars) de mesures, et sur l’usage d’outils anti-coercition. Si l’escalade se confirme, le marché entrera dans un régime où chaque annonce devient un catalyseur, ce qui est typiquement défavorable aux actifs spéculatifs, surtout aux altcoins moins liquides.
Mais il existe un contre-argument, plus subtil, qui explique pourquoi la réaction crypto n’est pas toujours linéaire. Lorsque les frictions géopolitiques s’installent, la fragmentation des flux (paiements, commerce, contraintes réglementaires) peut renforcer, par épisodes, la demande pour des actifs portables et liquides. Dans ce scénario, Bitcoin profite parfois d’un narratif de protection, même si, dans l’immédiat, la première réaction reste souvent une baisse liée au désendettement et aux appels de marge.
Les journées de tension politique provoquent souvent des vagues de liquidation sur les positions à effet de levier, ce qui accentue les décrochages intraday, puis alimente des rebonds tout aussi rapides. Pour l’investisseur, le « danger » n’est pas seulement la direction du mouvement, c’est la vitesse, et le fait que la profondeur de l’order book peut se dégrader en quelques minutes.
Si les rendements repartent franchement à la hausse, le risque est celui d’une pression prolongée sur l’ensemble du marché crypto. Si, au contraire, l’incertitude se traduit surtout par des à-coups de change et un retour des refuges, Bitcoin pourrait limiter la casse, au prix d’une volatilité accrue.
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