La capture de Maduro va relancer le bullrun crypto : voici les avantages d’une crise géopolitique pour bitcoin

L’arrestation de Nicolás Maduro par des forces américaines, puis son transfert aux États-Unis, a ravivé un réflexe bien connu des marchés : se repositionner vite quand le risque politique s’intensifie. Dans l’univers crypto, ce type de choc nourrit immédiatement un récit, celui d’un Bitcoin « refuge ». Pourtant, l’histoire récente montre une réalité plus nuancée : la géopolitique peut soutenir la demande, mais elle peut aussi accroître la volatilité et retarder l’appétit pour le risque.
Un choc politique qui nourrit le narratif d’un actif refuge
Sur le plan judiciaire, l’ancien dirigeant vénézuélien a plaidé non coupable lors d’une première comparution à New York, tandis que des mesures de gel d’avoirs ont été annoncées en Europe. Ce cocktail, arrestation, sanctions, incertitude sur la transition, renforce l’idée d’un monde fragmenté, où les flux financiers peuvent être bloqués du jour au lendemain. C’est précisément dans ces moments que la thèse d’un actif « hors système » revient au premier plan.
Mais à court terme, Bitcoin n’a pas « explosé » sur la nouvelle. Le 6 janvier 2026, il évolue autour de93 000 dollars. Autrement dit : le marché absorbe le choc, sans emballement immédiat, ce qui rappelle que les cryptos restent aussi pilotées par la liquidité globale, et pas uniquement par les gros titres.
La recherche académique, elle, donne des arguments aux partisans du « refuge », mais avec des conditions. Une étude récente conclut que Bitcoin peut se comporter comme valeur refuge face au risque géopolitique lors de phases de krach, un résultat qui n’est pas systématique hors des épisodes extrêmes. D’autres travaux montrent au contraire que, pendant des conflits, la sensibilité au risque et les corrélations peuvent se renforcer, ce qui limite la protection attendue.
Quand la géopolitique profite vraiment à Bitcoin : trois mécanismes à surveiller
Premier mécanisme : la quête de liquidité via les canaux régulés. Dans l’environnement actuel, l’un des baromètres les plus parlants reste le marché des ETF. Le 5 janvier 2026, les ETF Bitcoin au comptant aux États-Unis ont enregistré environ 697,2 millions de dollars d’entrées nettes, dont 372,5 millions sur un seul véhicule et 191,2 millions sur un autre. Ce type de flux peut amplifier une tendance haussière déjà en place, et accélérer un mouvement de bullrun si la demande spot suit.

Deuxième mécanisme : la demande « d’usage » dans les zones sous pression. En Amérique latine, l’adoption est tirée par l’inflation, la volatilité des devises et les contrôles de capitaux, avec un recours massif aux stablecoins. Sur la période couverte par une analyse sectorielle récente, la région totalise près de 1 500 milliards de dollars de volume de transactions crypto, et le Venezuela pèse à lui seul 44,6 milliards dans le classement régional présenté. Pour un pays où le PIB par habitant est estimé autour de 3 100 $ (données FMI), l’incitation à passer par des rails alternatifs est structurelle, crise ou non.
Troisième mécanisme : le contournement et la reconfiguration des flux internationaux. Plus les sanctions et restrictions se durcissent, plus les acteurs économiques cherchent des voies de paiement, de transfert ou d’épargne. Cela peut soutenir Bitcoin par effet de narration, et soutenir les stablecoins par effet d’utilité. Mais la contrepartie est claire : le risque de durcissement réglementaire, d’atteintes aux rampes fiat-crypto et de surveillance accrue, ce qui peut casser l’élan à court terme.
Bitcoin Hyper : le pari spéculatif qui pourrait exploser
La capture de Maduro peut alimenter un climat favorable au récit pro-Bitcoin, mais ce n’est pas, à elle seule, un déclencheur automatique de bullrun. Le vrai carburant reste l’addition de trois forces : des flux (ETF), une demande d’usage (stablecoins, remittances), et une liquidité mondiale qui redevient accommodante.

Dans le sillage des tensions géopolitiques, une partie des capitaux se repositionne aussi sur des projets à fort bêta. La prévente Bitcoin Hyper met en avant un « Layer 2 », censé accélérer les transactions BTC, avec une architecture annoncée autour de la Solana Virtual Machine (SVM), de preuves ZK et d’un pont « canonical bridge » pour déposer puis retirer du BTC.
Les crypto-actifs représentent un investissement risqué.
Côté token, le projet présente $HYPER comme un jeton de transaction, de staking et de gouvernance, vendu par étapes de prix, avec une option « buy and stake ». Sa répartition affichée alloue 30 % au développement, 25 % à la trésorerie, 20 % au marketing, 15 % aux récompenses et 10 % aux listings. Comme toute prévente, le risque reste élevé (liquidité, exécution technique, calendrier), la prudence s’impose avant toute décision.
Les informations présentées dans cet article ne constituent en aucun cas un conseil en investissement. Elles sont fournies à des fins exclusivement informatives. Le marché des crypto-actifs demeure hautement volatil et comporte des risques significatifs de pertes. Il est recommandé aux lecteurs de n’investir que les montants qu’ils peuvent se permettre de perdre, et de procéder à leurs propres recherches avant toute prise de position sur les marchés.
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