La France lance une enquête sur Binance pour blanchiment d’argent

En France, les autorités intensifient leurs contrôles anti-blanchiment, et Binance se retrouve dans le viseur. Des audits sont en cours, non seulement pour la plateforme, mais aussi pour une quarantaine d’autres exchanges. La France veut montrer qu’en matière de crypto, elle ne laissera rien passer.
Binance dans le viseur de l’ACPR
D’après des sources proches du dossier, l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) mène en ce moment des vérifications sur les procédures anti-blanchiment de Binance, ainsi que sur « des dizaines d’autres exchanges » opérant en France. Objectif : s’assurer que ces entreprises respectent les règles européennes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Ces audits ne datent pas d’hier : ils auraient commencé dès 2024. Mais selon les nouvelles informations révélées aujourd’hui, ils se sont récemment intensifiés. Binance aurait déjà reçu des consignes pour renforcer ses contrôles internes, notamment sur les procédures KYC (vérification d’identité), la détection des flux suspects, et la cybersécurité.
Binance France a réagi rapidement à la polémique en repostant le message de David Princay, son directeur général. Dans son tweet, Princay qualifie la situation de « rumeur » et rappelle que les échanges avec l’ACPR font partie du processus normal pour toute entreprise enregistrée en matière de lutte contre le blanchiment (AML/CFT).
Il précise que ces revues concernent des dizaines de plateformes, comme l’indique le rapport annuel 2024 de l’ACPR cité par Bloomberg. Binance France cherche à désamorcer la peur en présentant ces contrôles comme une procédure classique, pas comme une sanction.
Pourquoi la France s’implique autant ?
La réponse est simple : la France veut peser dans le jeu crypto européen. Avec l’arrivée du règlement MiCA, qui harmonise les règles crypto dans l’UE, mais où chaque État membre peut dicter ses propres règles. Et Paris n’est pas d’accord.
C’est dans ce contexte que l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) a récemment déclaré qu’elle pourrait refuser certains agréments européens si elle estime que les standards ne sont pas suffisants. Par exemple ceux délivrés dans des pays plus souples comme Chypre ou Malte, jugé trop laxiste dans leur contrôle.
Même discours du côté de la Banque de France, qui appelle à une supervision plus centralisée au niveau de l’Europe. Un vrai bras de fer est en train de s’installer.
Des audits qui font trembler tout le marché
Binance n’est pas seule concernée. D’après Bloomberg, l’ACPR inspecte actuellement des dizaines d’exchanges, tous soumis aux mêmes exigences de conformité. Ces contrôles portent sur :
- la solidité des procédures KYC
- la gestion du risque AML
- les systèmes de détection automatique
- la formation des équipes de conformité
Les plateformes visées disposent de quelques mois pour corriger leurs lacunes. En cas de manquement grave, elles pourraient perdre leur enregistrement PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques), et donc le droit d’opérer légalement en France.
Binance minimise, mais reste sous pression
De son côté, Binance tente de calmer le jeu. Un porte-parole de la société a confirmé à Cointelegraph que ces revues sont “de routine” et font partie du processus normal de supervision en tant qu’entreprise enregistrée AML en France. L’exchange affirme coopérer pleinement avec les autorités françaises.
Mais cette nouvelle vague d’audits arrive à un moment délicat. Après les déboires juridiques de Binance aux États-Unis, où la plateforme a accepté de payer plusieurs milliards de dollars pour clore certaines poursuites, sa réputation reste fragile. Et même si ces contrôles ne sont pas judiciaires, ils renforcent l’idée d’un encadrement de plus en plus strict.
Vers une Europe plus stricte en crypto ?
Ce durcissement de ton s’inscrit dans une tendance plus large. L’Union européenne ne veut plus de zones grises. Avec MiCA, tous les acteurs devront respecter les mêmes règles, quel que soit leur pays d’origine. Mais encore faut-il que ces règles soient bien appliquées… et c’est là que la France entre en scène.
En prenant les devants, Paris envoie un message clair : il est hors de question de laisser passer des pratiques douteuses. Certains y voient une tentative d’imposer un “modèle français” de supervision. D’autres parlent carrément d’une guerre d’influence réglementaire entre États membres. Une chose est sûre, la crypto entre dans une nouvelle ère. Moins libre, mais sans doute plus crédible.
Best Wallet : un projet sérieux, un token utile
Dans ce nouveau contexte où la transparence et la conformité deviennent la norme, certains projets crypto montrent l’exemple. C’est le cas de Best Wallet, un écosystème complet centré autour du jeton $BEST, actuellement en prévente.

Le but : proposer un wallet non dépositaire nouvelle génération, à la fois sécurisé, simple à utiliser et vraiment utile au quotidien. Le projet repose sur un livre blanc clair, des audits complets et un système de staking pensé pour récompenser les utilisateurs.
Et en détenant du $BEST, vous pouvez profiter de frais réduits dans l’écosystème, d’un accès prioritaire aux nouveaux projets, et de rendements de staking parmi les plus compétitifs du secteur.
Les cryptoactifs représentent un investissement risqué.
Les informations présentées dans cet article ne constituent en aucun cas un conseil en investissement. Elles sont fournies à des fins exclusivement informatives. Le marché des crypto-actifs demeure hautement volatil et comporte des risques significatifs de pertes. Il est recommandé aux lecteurs de n’investir que les montants qu’ils peuvent se permettre de perdre, et de procéder à leurs propres recherches avant toute prise de position sur les marchés.
Pour aller plus loin sur le sujet :
- Binance tente d’éteindre l’incendie après la chute du Bitcoin : 283 millions remboursés
- Gemini décroche sa licence MiCA à Malte pour le marché européen
- La France, l’Autriche et l’Italie veulent durcir le cadre MiCA