{"id":32285,"date":"2020-01-15T06:30:00","date_gmt":"2020-01-15T06:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/fr.cryptonews.com\/?p=32285"},"modified":"2023-06-26T11:08:34","modified_gmt":"2023-06-26T11:08:34","slug":"les-signatures-schnorr-de-bitcoin-on-vous-explique-tout-5330","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cryptonews.com\/fr\/news\/les-signatures-schnorr-de-bitcoin-on-vous-explique-tout-5330\/","title":{"rendered":"Les signatures Schnorr de Bitcoin, on vous explique tout!"},"content":{"rendered":"

Cet article a été écrit par l’équipe de Veriphi<\/b><\/a>, firme de consultation et de sécurisation Bitcoin.<\/b><\/i><\/p>

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Les signatures Schnorr de Bitcoin \/ Source: iStock\/Who_I_am<\/figcaption><\/figure>

Le Bitcoin est un outil technologique qui permet à des millions de personnes d’avoir accès à une source d’argent décentralisé et rare. Malgré la popularité du Bitcoin, peu de personnes comprennent les engrenages complexes de divers éléments de cryptographie et de code qui le rendent fonctionnel. Le code du Bitcoin est également loin d’être statique, des centaines de développeurs travaillent en permanence de proche ou de loin à des nombreuses améliorations, visant à rendre le Bitcoin plus scalable, confidentiel et malléable.<\/p>

En ce moment une implémentation majeure est en phase de test. Après plusieurs années de travail académique et de discussions, l’algorithme actuel des signatures nommé ECDSA (Elliptic curve digital signature algorithm<\/i>) est en voie de se faire remplacer par une toute nouvelle méthode, soit les signatures Schnorr<\/b>.<\/p>

L’ECDSA est l’engin cryptographique derrière les transactions qui permet à un utilisateur de prouver son droit à la réception de bitcoins en démontrant qu’il a bel et bien en sa possession la clé privée relative à la clé publique sur laquelle il reçoit ceux-ci. Ces preuves se manifestent sous forme de signatures cryptographiques qui ressembleront toutes à une chaîne de caractères aléatoires. La complexité de ce processus est abstraite au travers des interfaces, et pourtant, il a beaucoup d’influence sur les limitations techniques du Bitcoin.<\/p>

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Ainsi les signatures ECDSA ont des conséquences sur la scalabilité du Bitcoin, puisqu’elles prennent beaucoup de place en termes de données dans la construction d’une transaction. Sachant que l’espace d’un bloc est limité, il peut être juste de tenter de faire des économies d’espace en ce qui concerne la taille totale d’une transaction. En plus de leur taille surdimensionnée, les signatures ECDSA ne sont pas optimisées au niveau du temps qu’elles prennent à être validée par les nœuds complets du réseau Bitcoin. Pour finir, la méthode ECDSA, par sa structure rigide, n’est pas idéale pour des constructions de transactions plus innovantes que l’intégration de contrats intelligents (smart contracts<\/i>) sur le Bitcoin. <\/p>

L’implémentation des signatures Schnorr est donc attendue depuis un moment. D’ailleurs lors de la création du Bitcoin, en 2009, l’utilisation des signatures Schnorr était déjà envisagée, mais la bibliothèque logicielle de celles-ci n’était pas assez développée. L’inventeur des signatures en question, Claus-Peter Schnorr<\/b>, avait apposée un brevet sur leur utilisation, empêchant la communauté du logiciel libre de la développer en profondeur. La validité du brevet n’expirait qu’en 2008. Satoshi préféra inclure une méthode de signatures déjà existante, soit ECDSA, plutôt que d’attendre la maturation des signatures Schnorr. <\/p>

Les signatures Schnorr permettent de révolutionner la façon dont les signatures sont utilisées dans les contextes du Bitcoin. Bien évidemment, la complexité mathématique de cette amélioration va au-delà du but de cet article, cependant il est important de se rappeler que celles-ci permettront dorénavant: <\/p>