{"id":169824,"date":"2025-10-02T19:01:26","date_gmt":"2025-10-02T19:01:26","guid":{"rendered":"https:\/\/cryptonews.com\/fr\/?p=169824"},"modified":"2025-10-02T19:01:26","modified_gmt":"2025-10-02T19:01:26","slug":"arthur-hayes-lagarde-euro-bitcoin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cryptonews.com\/fr\/news\/arthur-hayes-lagarde-euro-bitcoin\/","title":{"rendered":"\u201cLagarde est une criminelle\u201d : Arthur Hayes appelle \u00e0 convertir l\u2019euro en BTC"},"content":{"rendered":"

Arthur Hayes<\/strong>, n\u2019a jamais m\u00e2ch\u00e9 ses mots et cette fois, c\u2019est Christine Lagarde \u201cex-comtesse crocodilienne\u201d qui est la cible de sa critique. Dans son essai \u00ab Bastille Day \u00bb il invective la patronne de la BCE au sujet du pi\u00e8ge que repr\u00e9sente l\u2019Euro<\/strong>. Une monnaie condamn\u00e9e que les europ\u00e9ens doivent fuirent au profit du Bitcoin le plus vite possible selon cofondateur de BitMEX. Mais de quoi est-il question au juste ?<\/p>

La France dans l\u2019\u0153il du cyclone<\/span><\/h2><\/span>

Pour Hayes, la situation actuelle de la zone euro rappelle l\u2019aube d\u2019une sombre p\u00e9riode de l\u2019histoire. Une dette publique en roue libre, des \u00e9lites d\u00e9connect\u00e9es et des finances publiques en chute. Comme au XVIII\u1d49 si\u00e8cle, la chute<\/strong> viendra d\u2019un exc\u00e8s d\u2019endettement<\/strong> et d\u2019une crise de confiance<\/strong>.<\/p>

La cible principale<\/strong> de son analyse reste la France<\/strong>. En effet, l\u2019hexagone affiche une dette colossale<\/strong>, repr\u00e9sentant pr\u00e8s de 38 % du PIB<\/strong> en d\u00e9ficit net de portefeuille<\/a>. Une configuration qui fait penser \u00e0 celle des \u00c9tats-Unis. Pire, pr\u00e8s de 60 % des obligations d\u2019\u00c9tat et 70 % de la dette bancaire de long terme sont d\u00e9tenues par des investisseurs \u00e9trangers, principalement allemands et japonais.<\/p>

Or, Hayes rappelle qu\u2019un vent nouveau se l\u00e8ve sur la g\u00e9opolitique mondiale. Et comme l\u2019a dit Macron par le pass\u00e9, personne n\u2019\u00e9chappera au nouvel ordre mondial<\/strong>. L\u2019\u00e8re de la mondialisation \u00e0 cr\u00e9dit touche \u00e0 sa fin.<\/p>

L\u2019Allemagne et le Japon, longtemps pourvoyeurs de capitaux, rapatrient d\u00e9sormais leurs fonds pour financer leurs propres industries. Il va \u00eatre de plus en plus difficile pour la France<\/strong> de recourir \u00e0 des b\u00e9quilles financi\u00e8res ext\u00e9rieures<\/strong>. A terme, Hayes pr\u00e9voit soit un d\u00e9faut ou une vague d\u2019impression mon\u00e9taire massive par la BCE. Quoi qu\u2019il en soit, la facture sera pour les \u00e9pargnants fran\u00e7ais.<\/p>

La m\u00e9canique infernale de l\u2019euro<\/span><\/h2><\/span>

Le m\u00e9canisme des balances TARGET d\u00e9montre clairement la fuite des capitaux fran\u00e7ais. Depuis 2020, la France est pass\u00e9e d\u2019un exc\u00e9dent \u00e0 plus grand d\u00e9ficit de la zone euro<\/strong>. Les d\u00e9p\u00f4ts migrent vers l\u2019Allemagne et le Luxembourg, consid\u00e9r\u00e9s comme plus s\u00fbrs. Un \u201cbank walk\u201d silencieux, mais r\u00e9v\u00e9lateur.<\/p>

Pour lui, l\u2019euro est d\u00e9sormais une \u201cabomination\u201d con\u00e7ue pour \u00e9touffer les \u00e9conomies locales. Certes, le compromis franco-allemand avait tenu lors de la crise de 2011-2012 <\/a>gr\u00e2ce \u00e0 la planche \u00e0 billets. Mais la prochaine lui serait fatale pr\u00e9cise Hayes. La raison : Berlin et Paris<\/strong> ne poussent plus dans le m\u00eame sens<\/strong>.<\/p>

Hayes chiffre m\u00eame le co\u00fbt potentiel<\/strong>. Selon lui, le sauvetage des banques europ\u00e9ennes des passifs fran\u00e7ais exigerait 5 020 milliards d\u2019euros<\/strong>. Une somme qui ne pourrait venir que de la BCE. Autrement dit, une dilution massive de la monnaie commune.<\/p>

La fuite en avant et le refuge Bitcoin<\/span><\/h2><\/span>
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Selon Arthur Hayes, les Fran\u00e7ais vont bient\u00f4t<\/strong> voir leurs d\u00e9p\u00f4ts transform\u00e9s en un nouveau franc affaibli<\/strong>. Un sc\u00e9nario qui stimulerait le tourisme et les exportations, mais qui an\u00e9antirait la valeur de l\u2019\u00e9pargne domestique. Il pr\u00e9voit d\u00e9j\u00e0 une fuite de 650 milliards d\u2019euros<\/strong> hors du pays avant la mise en place de contr\u00f4les de capitaux.<\/p>

Dans ce sc\u00e9nario, le Bitcoin et l\u2019or<\/strong> apparaissent comme les seuls refuges cr\u00e9dibles<\/strong>. Hayes va plus loin : il affirme que l\u2019\u00e9pargne qui s\u2019\u00e9chappera du syst\u00e8me europ\u00e9en se dirigera massivement vers le BTC.<\/p>

Et pour cause, les march\u00e9s d\u2019actions et obligations europ\u00e9ens<\/strong> sont d\u00e9j\u00e0 en sous-performance<\/strong> face au Bitcoin et \u00e0 l\u2019or depuis 2021. Du coup, d\u00e8s lors que le m\u00e9canisme se mettra en marche, leur d\u00e9clin risque bien d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer.<\/p>

\u201cLe Bitcoin s\u2019en moque et poursuivra son ascension inexorable face \u00e0 la pi\u00e8ce de d\u00e9tritus qu\u2019est l\u2019euro\u201d, \u00e9crit-il.<\/p>

Entre provocation et avertissement<\/span><\/h2><\/span>

Faut-il prendre Hayes<\/strong> au pied de la lettre ? Probablement pas ; son style outrancier vise clairement \u00e0 choquer<\/strong>. Mais derri\u00e8re les formules, les arguments soul\u00e8vent de vraies questions :<\/p>